Afrique, Conscience et Renaissance

Comment en sommes nous arrivés là ?

Je me souviens des histoires que me racontait mon grand père, Baka. C’était un homme fier de ses origines Kamits, grand tant par sa physionomie que par ses pensées et par ses paroles. Dans ces histoire sur le discours d’un homme qui fit face a une injustice, une femme qui combattait pour la liberté, un frère mort pour l’égalité, une sœur qui refusa une place au fond d’un bus. Ils avaient pour noms, Nelson Mandela, Ella Baker, Martin Luther King, Rosa Parks. Il y en avait beaucoup d’autres, mais me disait-il « Tu leur montreras ton respect, en lisant sur leurs histoires parce que c’est aussi la tienne ». Il me racontait l’histoire de ses combattants de la liberté qu’il appelait frères et sœurs parce que, disait il, tout Kamite est ton frère ou ta soeur « C’étaient des frères fiers » disait il, « ils ont tracé la voie pour toi et tu devras faire de même pour ceux après toi ». La liste est longue, nous en parlerons une autre fois, mais rien ne t’empêche de rechercher de toi-même. Sans doute devait-il être pressé de me parler de leurs prédécesseurs.

Avant eux, l’histoire est marquée par l’accomplissement des Pharaons et des pyramides, la conquête de l’Europe par Hannibal Barca, un jeune guerrier agé de 22 ans. Il me parla de l’homme le plus riche de tous les temps, Mansa Moussa. Me contant l’histoire de la reine Nzinga et des royaumes de la région centrale de Kemet. Il m’informa du culte d’Horus, cette divinité Kemet vénérée il y a 4000 ans, qui est la base de toute religion et dont l’histoire fut calquée fait pour fait par le christianisme.

Les hommes d’hier qui ont forgé le monde d’aujourd’hui avaient beaucoup en commun avec toi et ceux de ta génération, tu l’oublieras peut être un jour. Mais souviens-toi de cela quand tu te souviendras de moi, c’est le plus grand héritage que je puisse te laisser. Je l’entends encore dire ces mots, marquer une pause presque longue comme s’il craignait pour mon avenir, ensuite il reprenait son enseignement.

Tout comme toi, ils avaient la peau sombre, ils étaient beaux, ils étaient forts et ingénieux tout comme toi, ils étaient fiers. Ils voyaient l’intérêt commun et pas celui d’une personne; ils appelaient l’enfant du voisin fils et les mères de leurs amis étaient appelés frères et leurs mères, maman. Ils écoutaient leurs femmes et celles-ci les respectaient. Ensemble, ils bâtissaient leurs foyers et de la même façon ils éduquaient leurs enfants, les hommes et femmes de demain.

Sorti de mes pensées et souvenirs et visions, je me demande ce qui a bien pu nous arriver. Que sommes-nous devenus? Sommes-nous le reflet de ces grands hommes et femmes? J’en doute fort. Avons nous préserver et respecter leurs mémoires en racontant leurs histoires à nos enfants? Non, nous leur racontons celles des autres! Et que dire de la vision d’intérêt collective? Ou s’en est-elle allée? À ce rythme que deviendront nos enfants? Les hommes et femmes de demain.

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