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Le complexe capillaire de la femme noire – Esclave des temps modernes

946,000,000 de dollars Américain, voilà ce que rapporte annuellement le marché des cheveux pour noirs. Voilà en chiffre ce que rapporte l’exploitation moderne de la femme noire, ce que ça rapporte à tout le monde sauf aux noirs. Un montant qui ne reviendra jamais vers eux, au contraire il va servir a développer l’industrie du complexe de l’enfant noir ainsi que celui de sa descendance. Une vraie tragédie. C’est pour cette raison que bien qu’il soit tabou de parler des cheveux des femmes noires, je me dois d’attirer votre attention sur certains faits. Excusez-moi donc mes sœurs pour les vérités que je vais écrire.

Avant tout il faut que vous sachiez que vous êtes les premiers actionnaires d’une entreprise dont non seulement vous ne tirez aucun bénéfice, mais dont vous êtes également les esclaves et complices de crimes.
Mes dames, serriez-vous d’accord de dire pour faire court que : l‘esclavage est l’état d’une personne qui se trouve sous la dépendance absolue d’un maître ? Ceci dit, vous demandez vous encore pourquoi parler d’esclavage ? Les plus libres d’entre vous l’ont déjà compris, pour le reste, suivez attentivement.

En moyenne une femme noire dépense entre 300 et 500 $ par mois pour faire ses cheveux. Ceci en ne comptant que celles qui vont chez le coiffeur 2 fois par mois. En faisant le compte vous tournez entre 3600 et 6000 $ annuellement. En considérant que vous commencez vraiment votre dépendance à 20 – 21 ans. Sur 50 années de vies, vous avez dépensé entre 180000 et 300 000 $ pour vos cheveux. Pardon, pour ce que vous mettez sur vos têtes. C’est impressionnant, c’est le prix d’une maison tout de même! Maintenant je vous pose la question suivante, combien pensez vous que vous aurez sur votre compte bancaire à 70 ans. Combien êtes vous certaines de mettre de coté pour vos enfants? Peut importe le montant retirez y entre 180 000 et 300000$.

Il est dit que pour éviter d’être complice de certains commerçants malveillants, il faut connaitre l’origine de ce que l’on achète. Alors d’où viennent  »vos » cheveux ? D’où vient l’objet de votre esclavagisme? Je ne vous parle pas des cheveux synthétiques (les faux faux cheveux) qui sont faits de plastique et donc en usine, je vous parle des cheveux naturels. Dites-moi, d’où viennent vos faux vrais cheveux ? Cette dernière étant une question rhétorique, je vais vous soulager de la tache d’y répondre et faire cela pour vous.

Mes dames, vous devez savoir que rares sont les femmes qui vont se couper les cheveux pour qu’une femme noire se sente plus belle. Ne vous mentez pas, vous-même ne le ferez pas pour votre propre sœur et vous savez que dire cela n’est pas un abus. Donc pour répondre à la question : D’où proviennent vos cheveux d’emprunt ? D’Asie, plus précisément de Chine et d’Inde, les cheveux venant du Brésil sont plus rares qu’on ne le croit. La base de ce commerce si juteux est de se procurer des cheveux et très peu de femmes sont prêtes à céder leurs cheveux à qui que ce soit.
Alors ou se les procurer? Le plus simple est donc de le prendre à celui sans défense. Les enfants sont l’une des cibles, on les prélève sur la tête des enfants qui deviennent du bétail que l’on tond à la première occasion pour  »vous » satisfaire. Pensez-vous vraiment que ces enfants ont leur mot à dire ? Ce qui fait de vous les complices de leurs bourreaux, les complices du cauchemar d’un enfant

   La deuxième option la plus simple ? Le pillage des cadavres. Demandez vous, combien de brésiliennes ou indiennes vous voyez les cheveux courts ?

Honnêtement quelles différences ça fait que d’avoir des morts avec une perruque convenable à leurs enterrements ? De toute façon là où elles vont, elles en auront plus besoin. N’est ce pas? D’autant plus que vous en avez besoin et en plus, les gens ne vont vraiment la voir que quelques minutes lors de ses funérailles.

Imaginez la scène, c’est choquant n’est-ce pas ? Et pourtant, c’est la triste vérité. Demandez vous, combien de brésiliennes ou indiennes vous voyez les cheveux courts ?

Oui, ce que l’on met sur vos têtes provient ou de maltraitance enfantine ou de pillages macabres.

Mais alors d’où vous vient ce complexe capillaire ?

La réponse à cette question nous oblige à relire la stratégie de celui qui est considéré comme le génie des esclavagistes.

Sa stratégie consiste à détruire l’amour propre de l’Homme noir, à lui apprendre à ne pas aimer ce qu’il est et le pousser à rechercher la ressemblance avec son maître. Apprendre à parler, s’habiller, rire … comme son maître.

S’il est vrai que l’homme noir est moins touché par ce que j’appelle la soumission par l’image, la femme noire par contre en est prisonnière.

Aujourd’hui la femme noire veut ressembler à tout sauf à la femme noire! Vous croyez que je fabule ? Alors, dites-nous si je me trompe, mais quand vous blanchissez votre peau, ce n’est pas pour ressembler à la femme noire. Lorsque vous abandonnez votre prénom de naissance pour en adopter un plus occidental, ce n’est pas pour être appelé par votre origine. Ce sujet pouvant nous mener à une analyse plus profonde, chose à laquelle nous n’échapperons pas, revenons à notre sujet du jour. Lorsque vous défrisez vos cheveux ou rajoutez des cheveux encore plus longs que Ariel ceux d’la petite sirène, ce n’est surement pas pour ressembler à la femme africaine. Je sais vous allez dire que vous suivez l’exemple de certaines femmes noires qui vous inspirent, mais les célébrités noires que vous prenez pour modèles, ce n’est pas non plus à l’africaine qu’elles veulent ressembler.

Pourquoi le faites-vous ?

Parce qu’on vous l’a appris, on vous a fait croire que votre naturel n’était pas beau, que le naturel d’une autre était mieux que le vôtre. À travers le temps et les années d’esclavages, un plan a était dessiné, puis implanter progressivement dans votre esprit à force de répétition de coup de fouets et d’insultes. À l’abolition de l’esclavage, la ségrégation s’est assurée de vous montrer que vous n’étiez pas l’égal de l’oppresseur, et une fois cette ségrégation  »terminée » les médias ont pris la relève. Pire encore, nous cultivons cette même idée dans l’esprit de nos enfants. Mais quel intérêt servent-ils ? À qui cela profite-t-il ? On pourrait discuter pendant des heures de ce complot, mais il est un point plus important que nous devons discuter, comment briser ces chaines ?

Comment en sortir ?

D’abord, il est important pour la femme noire d’apprendre à aimer son naturel et son homme a le devoir d’aimer et de lui rappeler sa beauté d’origine et le don divin qu’est son image. Les saintes Écritures nous disent que  »Dieu a fait l’homme à son image ». Comment ne pas apprécier ce dont divin qu’est votre image. Pensez-y, il vous a faites différentes de toutes les autres. Pourquoi ? Parce qu’il vous voulait uniques. Laissez-moi vous rappeler que ce qui est unique, est toujours plus aimé et a toujours plus de valeur aux yeux de celui qui l’a créé ou le possède. Vos hommes, nous aimerons avec vous vos différences et celles de nos enfants.

Ensuite, il faut cultiver cette différence, elle est ce qui fait votre charme. Parlons de votre charme, celui que toute femme vous envie en secret. Les courbes de votre corps que personnes d’autres ne possèdent, cette voix que toutes les divas envient, cette grâce que les déesses grecques ont tenté de reproduire en vain, cette force de caractère … et ce don capillaire qui vous permet de narguer le monde entier, mais c’est pas dans votre nature. Sachez juste que personne sur terre ne peut faire avec ses cheveux tout ce que vous pouvez. Un Exemple ? Personne ne peut réussir à friser ses cheveux comme les vôtres, vous par contre vous pouvez lisser vos cheveux comme les autres. Votre différence n’est pas à oublier, mais à conserver absolument. En l’oubliant, vous tombez dans la banalité. Vos hommes, nous cultiverons avec vous la grandeur de cette différence dans l’esprit de nos enfants.

Affirmer votre différence. Ne privez pas le monde plus longtemps des merveilles que vous êtes, dans son ensemble, et vos cheveux en font parties. Ils sont un signe distinctif fort et d’une rareté mondiale. Ne les cachez plus, mais faites en sortes que votre différence aura son mot à dire et pas que ça, lorsqu’on parle de la beauté de la femme. Affirmer là parce que l’affirmer, c’est vous affirmer, c’est nous affirmer.

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